Portrait d'expat : Iris Gardet-Hadengue

Publié le : 18 mai 2017
Catégories : Portrait

Faire rire tout en racontant son aventure d’expatriation, telle est l’idée de départ du spectacle d’Iris Gardet-Hadengue baptisé « Pardon my french,The Tales of a Parisian Mom in Canada » où elle dévoile sa vie mouvementée au public canadien. Curieuse et attentive, la communauté torontoise est une adepte de l’humour de cette maman. Lepetitjournal.com/Toronto a eu l’opportunité de s’entretenir avec elle et d’en savoir plus sur son expatriation mais aussi sur son one woman show. 

Pourquoi avez-vous décidé de vous expatrier à Toronto?

Je suis à Toronto depuis juin 2014. C’est un projet familial, un projet de couple au départ. Mon mari et moi avons vécu à des époques différentes en Espagne. Lui comme stagiaire et moi en Erasmus. On s’était promis de repartir à l’étranger à un moment donné. Les années ont passé et il a obtenu une offre d’emploi à l’Université de Toronto. C’est pour ça que nous sommes allés dans cette ville ! J’avais très envie de repartir à l’étranger et de découvrir le nord de l’Amérique. Nous avons été accueillis très chaleureusement par la population de Toronto. Nous avions tout simplement envie de sauter le pas !

Pouvez-vous nous parler de votre spectacle, des thèmes abordés et de l’organisation? Le focus est mis sur notre vie de couple dans mon spectacle.

Je parle de notre relation, mais aussi de ma vie de maman expatriée et le rapport aux enfants qui grandissent. On a fait ce choix ensemble avec mon mari. Je l’ai écrit un an après mon arrivée, en novembre 2015 avec beaucoup de matière concernant ma première année !

On se découvre des faces cachées lors de l’expatriation et c’est important de les partager ! Je me fais d’ailleurs passer pour l’hystérique dans mon spectacle. C’est moi qui prend un peu tout mal, qui prend tout à fleur de peau et qui suis un peu invivable. Ce ne sont pas les autres qui ne font pas ce qu’il faut.

Etes-vous aidée dans l’organisation de vos représentations ?

Oui, c’est important d’avoir un metteur en scène pour moi. J’ai fait du théâtre à Paris mais je n’avais jamais écrit de spectacle. J’ai besoin qu‘on me dise si c’est drôle, et avoir des idées pour la mise en scène ! Pour m’aider, j’ai voulu que cette personne connaisse bien le pays et mon futur public ! C’est important pour un « bon humour ». Je suis donc accompagnée d’une Canadienne qui m’épaule dans mes démarches ! À vrai dire, je faisais trop d‘humour à la française. Je pense que nous sommes peut être plus subtils dans l’écriture...Il y a des nuances entre les deux humours. Ce ne sont pas les mêmes choses qui font rire !

Votre public, des francophones ou anglophones ?

Il est mixte mais essentiellement anglophone. Le feeling passe bien avec le public canadien. Les gens sont venus me voir pour écouter les aventures d’une francophone à Toronto. Ce n’est pas commun pour eux. Mon spectacle leur permet de connaître un bout de la vie d’une expat comme moi ! La communauté francophone est également très solidaire car elle me permet de faire de la promotion dans les journaux, à la radio... Une belle opportunité de m’exprimer, et surtout de me faire connaître. 


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