Portrait d'expat : Laurent Le Pajolec

Publié le : 12 octobre 2017
Catégories : Portrait

Laurent Le Pajolec, 32 ans, réalise une brillante carrière d’associé au sein d’un cabinet d’experts comptables en Pologne. Homme de réseaux, Responsable Europe du club VIE à Varsovie, lauréat de nombreux prix, c’est aussi un véritable ambassadeur de sa Bretagne natale, qui souhaiterait être encore plus sollicité pour faire gagner sa région à l’international. 

                                                                       

Laurent Le Pajolec est une personnalité incontournable chez les Français de Varsovie ! Associé chez Exco A2A Polska, un cabinet d’experts comptables, il est aussi Responsable Europe du Club VIE, et membre du Conseil économique, cette instance chargée d’assister l’Ambassadeur dans l’une de ses missions les plus importantes, la diplomatie économique de la France. «Je considère que j’ai un devoir moral de travailler pour la France et de faire en sorte de faire le maximum pour promouvoir les produits français», explique-t-il.

A la conquête du monde

Laurent Le Pajolec a grandi en Bretagne. Après ses an- nées au Lycée Cesson Sévigné près de Rennes, il in- tègre l’Institut de Gestion (IGR). Il débute son parcours international en partant grâce à Erasmus en Allemagne pendant deux ans avant de découvrir la Pologne et d’y faire carrière. C’est sans doute grâce à cette excellente capacité d’intégration que Laurent réalise en six ans une carrière fulgurante au sein d’Exco A2A Polska, réseau de cabinets d’experts comptables. Recruté en Volontariat International en Entreprise, il se distingue et obtient le Grand Prix VIE. Devenu gérant du cabinet à seulement 27 ans, avec 35 personnes sous sa direction, il obtient le Trophée Jeune Espoir des Français de l’étranger. Au- jourd’hui associé, il peut se targuer de parler anglais, allemand, polonais, roumain et d’avoir des bases de li- tuanien. Partir lui a ouvert des portes : «devenir associé dans un cabinet de 130 personnes à mon âge en France, pas sûr que ce soit possible».

La Bretagne au cœur

Très actif dans son pays d’adoption, Laurent n’a jamais rompu les liens avec la Bretagne. «Quand on est Breton, on est très attaché à sa région. C’est encore plus fort quand on part à l’étranger, et l’étranger, pour un Breton, c’est à l’est de Rennes ! La diaspora bretonne est donc très solidaire». Le réseau le plus actif à l’étranger est BZH Network qui réunit plusieurs cen- taines d’individus en s’appuyant sur les réseaux sociaux comme Viadeo (plus professionnel) et Facebook (plus décontracté). «Le BZH Network est particulièrement ac- tif à New York, explique Laurent. Ils ont développé la St Yves, la St Patrick bretonne, et sont très ef caces dans l’aide à l’installation et le partage d’expériences profes- sionnelles. Sur la Pologne, on essaye de mettre en place ce réseau pour organiser des réunions et des soirées.

Transmission d’expérience

Laurent se définit comme « la génération Erasmus » . Fidèle à l’université qui l’a formé, il intervient régulièrement auprès des étudiants, à l’IGR, à l’école agricole de Rennes et d’autres établissements de la région. «J’aime travailler sur la transmission d’expérience, même si je suis tout jeune. Je n’oublie pas les dif cultés que j’ai eues au démarrage quand je suis arrivé pour monter une structure seul avec ma valise et qu’il faisait moins dix degrés. Ca m’a fait murir plus vite. »

Infatigable ambassadeur de sa région, Laurent ne de- mande qu’à participer encore plus activement à son essor : «Un Breton qui cherche à pénétrer un marché devrait pouvoir nous joindre via Ubifrance. On n’est pas assez mandaté pour transmettre de l’information locale. En tant que diaspora, on aimerait être appelé plus souvent pour aider une entreprise à l’export». A bon entendeur ! 


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